Construction de la passerelle de Lisieux

Ville
Lisieux (14)
Phase
Livré
Surface
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Budget
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Maîtrise d’ouvrage
SNCF Réseau
Maîtrise d’œuvre
Pierre Lépinay Architecture - LAK+ Paysage - SNCF Réseau
Photographies
Julien Lanoo

Le projet global concerne la modernisation de la gare de Lisieux par la création d’une passerelle piétonne aérienne destinée à rendre accessible au public les liaisons entre les quais 1 à 4.

Le niveau supérieur de la passerelle est accessible depuis les quais par des escaliers et ascenseurs. L’accès principal à la passerelle, parvis du quai 2, est renforcé par un aménagement paysagé (socle) qui accompagne la montée par l’escalier central qui s’élève, depuis le parvis de la gare, sur la structure de l’ouvrage. Des pins émergent du socle paysager afin de mettre en relation la passerelle, la pinède créée au sud-est du site et, dans le grand paysage, la basilique et son versant boisé. Les utilisateurs sont invités à une promenade, sur une passerelle belvédère, leur offrantdes points de vue sur le paysage ferroviaire, la ville et la basilique.

Afin de hiérarchiser les horizons et d’intégrer les éléments bâtis de la gare et leur relation à la basilique, au coteau boisé et à son prolongement vers l’ouest avec la ville, le vaste terre plein situé au Sud‐Ouest de la gare a été boisé d’une pinède. Cette structure plantée permet désormais d’atténuer l’effet très présent sur le site de la toiture des hangars techniques situés au Nord‐Est de la gare, et de mettre en valeur la basilique en venant prolonger au sein de la gare le boisement de pins qui habite le coteau. Elle vient renforcer le socle boisé sur lequel est construite la basilique. Par ailleurs, cette pinède permet de créer une vaste aire d’infiltration des eaux venant des surfaces des quais et de la passerelle construite ainsi que du bâtiment de signalisation existant. Elle devient une salle d’attente de plein air en belle saison.

La rampe PMR est insérée sur un modelé et fait l’objet d’un aménagement paysager qui reprend l’idée des écrans permettant de cadrer les vues avec une progression depuis le parking municipal jusqu’au quai 2. Depuis le parking municipal, le visiteur perçoit, les émergences ferroviaires avec au premier plan la haie champêtre en contrepoint de la clôture, puis la pinède et le versant boisé surmonté de la basilique. Dans son parcours, il est ensuite immergé (sur lesquais) ou au‐dessus du paysage ferroviaire (sur la passerelle), avec toujours la basilique en point focal et la ligne formée par la gare, la passerelle et les pins du quai 2. Enfin sur le quai 2, il perçoit la ville bâtie sur le coteau se prolongeant vers l’Est par la colline de la basilique. Les limites du ferroviaire et le parking situé au Nord des hangars sont traités par des haies plantées le long des clôtures permettant de cadrer les vues en simplifiant l’horizon par des lignes claires limitant les effets discontinus des zones techniques.

La structure a été conçue pour minimiser les points d’appuis qui peuvent être endommagés en cas de déraillement. Aussi la structure est une poutre caisson horizontale de franchissement en acier corten posée sur des appuis béton situés sur les quais. Au niveau du parvis de la gare le caisson forme un V qui descend s’appuyer au sol et vient en quelque sorte cherchez les voyageurs, puisque l’escalier central chemine sur le socle végétalisé puis la structure en V pour monter sur la passerelle. Le point d’appui du V est décalé de la pointe et masqué dans le socle. Ainsi la pointe du V ne touche pas le sol et la structure du caisson semble en suspension au dessus du sol.